mercredi 4 novembre 2009

La toile jusque dans nos poches.

C'est dans une ambiance autant cocooning que les recettes du Châtelaine de ce mois-ci, que je me suis installé avec mes pantoufles devant mon ordinateur pour faire ce que j'appelle « surcommuniquer » avec l'aide de mes joyeux compagnons: Facebook, Twitter et msn.


Tous ces réseaux sociaux qui vous tiennent en contact avec l'abondance d'informations disponibles sur la toile sont de merveilleux outils et pourtant, ils sont très dangereux. Justement, ce n'est pas pour rien qu'on appelle ça: la toile. Je ne sais pas pour vous, en tout cas moi, je suis bien pris dans les filets de cette araignée.


Nous vivons dans une époque où nous avons accès à une quantité gargantuesque de produits, des informations de toutes sortes et où il est possible de rester en permanence en contact avec notre entourage, ou plutôt... nos amis.


C'est cette communication dans l'abondance qui risque de dénaturer les comportements sociaux d'une manière radicale. Il est peut-être bon de noter que Socrate s'inquiétait de l'invention de l'alphabet et de l'écriture qui venait avec. Il avait peur de voir l'enseignement par la parole disparaître et de perdre une façon grandiose de communiquer le savoir. C'est dans cette approche que je me questionne sur l'utilisation que nous faisons du clavardage et des réseaux sociaux.


Les relations 2.0


Ce qui est le plus inquiétant, c'est de perdre les véritables rapports entre les personnes. Bien sûr, on communique avec la personne avec qui on clavarde, mais peut-être avez-vous, comme moi, observé qu'il y en a certains qui, tout d'un coup, deviennent très sociables lorsqu'ils par la messagerie instantanée? Combien d'autres passent par ce même filtre sociable pour séduire une concubine alors que jamais il n'oserait l'aborder? Oui, MSN agit en une sorte de filtre pour la gêne et a l'effet d'un Red Bull sur le romantisme. Cependant, depuis des lunes les flammes sont véhiculées par l'écrit ou par le chant, ce qui m'inquiète c'est la vitesse et la permanence à laquelle ça se passe et cette impression que j'ai quand je parle beaucoup sur internet avec une personne et très peu de vive voix. C'est un sentiment de connaissance incomplète de l'autre qui m'habite. Je pourrais passer des nuits entières à clavarder sur MSN avec elle et pourtant, quand j'arrive en face de cette personne, il y a une distance, souvent on finit par la briser, mais c'est quand même intéressant comme effet, moi ça me surprend à chaque fois, cette hermétisme du web.


D'autre part, c'est la vitesse qui m'inquiète ainsi que la permanence du contact. Je ne suis pas le seul à être connecté et accessible à presque toutes les heures du jours par internet. En faite, je suis loin d'être le seul, on est un méchant paquet. Combien de fois on s'est retiré d'une discussion familiale, d'une activité ou même d'un party simplement pour clavarder avec Lisette en ne disant rien de pertinent. Tout d'un coup la personne virtuelle vient de prendre le dessus en importance sur tous les autres. Mais ça ce n'est pas si terrible parce qu'il n'y a pas MSN partout, surtout pas dans vos poches.


Le pire: Les «Textos».


Je constate que le véritable fléau de la surcommunication est sans équivoque le SMS. En faite, c'est plutôt ses utilisateurs qui le satanise. Ils sont partout ces experts du piton au pouce musclé comme Schwarzenegger et à la dextérité d'un chirugien. Ils envoient des messages plus vite que leur ombre, et ce sans faire de bruit pour ne pas se faire prendre par le prof en avant. J'en ai même déjà vu un qui «textait» au volant! C'est incroyable à quel point il faut que ça soit important pour que ça ne puisse pas attendre un feu de circulation.


Selon moi, il n'y a rien de plus insultant quand on parle à quelqu'un et qu'il se met à tapocher son clavier vibrant sous les marteaux piqueurs que sont ses deux pouces. Surtout dans un établissement de beuverie. Ça c'est insupportable. Hey! C'est à peu près le seul repère qui nous reste pour déconnecter un peu de nos vies de fou à l'abris de la technologie et au lieu de profiter et de t'investir dans la soirée tu la passes à répondre à des message textes ou à parler au cellulaire.


S'il-vous-plaît, faites plus attention à vos proches, je veux dire à ceux qui sont à un bras de distance de vous et non à ceux qui sont à un clic.


726 mots.

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